Les 4 étapes essentielles pour réussir la vente de son entreprise

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Vendre son entreprise est un moment chargé d’angoisse, de stress et d’excitation. C’est une étape qui nécessite d’ailleurs autant, voire plus de préparation et de réflexion que pour créer son entreprise. Une bonne vente demande une grande anticipation, mais il est parfois difficile de s’organiser et de savoir comment s’y prendre. Dans cet article, nous avons réuni quelques conseils clés pour que la vente de votre entreprise se passe dans les meilleures conditions, la confiance et la sérénité.

Vendre son entreprise, comment faire ?

Ça y est, vous allez céder votre entreprise. Vous allez décrocher et ranger la plaque professionnelle commandée sur https://plaquerapide.fr, celle qui trône fièrement à côté de la porte d’entrée, et passer le relais. Mais prendre la décision n’est que le début d’un ensemble d’étapes importantes et parfois fastidieuses. Les enjeux financiers sont sérieux et les décisions prises vont définir votre futur. Vous devez donc parfaitement préparer et organiser la transaction, définir un prix juste et cohérent, mais aussi trouver un acheteur sérieux.

Première étape : anticiper et se préparer à la vente

S’il ne fallait vous donner que deux conseils pour que vous puissiez réussir la vente de votre entreprise, ce serait « patience » et « anticipation ». En effet, trop d’entrepreneurs se précipitent, par manque de temps ou par faute d’investissement. Grave erreur : il est nécessaire de prendre le temps de bien faire pour que la cession se passe au mieux. Il faut aussi préparer son argumentation pour être capable de valoriser son entreprise face aux repreneurs potentiels et ainsi en obtenir un bon prix. Il est donc primordial de se poser plusieurs questions : pourquoi est-ce que vous souhaitez vendre votre entreprise ? Qu’est-ce que vous allez faire après la vente ? Quel est le meilleur moment pour vendre ? Quel type d’acquéreur visez-vous ? À quel prix pensez-vous céder l’entreprise ?

L’étape de la préparation, c’est aussi le moment de réaliser plusieurs diagnostics précis afin de réussir au mieux la négociation future. Le diagnostic permet de faire le point sur les côtés positifs et les côtés négatifs de l’entreprise, vous devez donc prendre en compte tous les aspects de la société :

  • l’activité en elle-même (les produits ou services, l’analyse du marché, la clientèle et les fournisseurs, la position face à la concurrence, etc.),
  • l’aspect comptable et financier (actifs/passifs, dettes et créances),
  • les moyens humains (cartographie des compétences et organigramme des salariés),
  • les moyens techniques (équipement, local et infrastructure),
  • l’aspect juridique et réglementaire (contraintes réglementaires, contrats, labels, marques et brevets déposés par l’entreprise).

Deuxième étape : définir le juste prix

Déterminer un prix de vente juste est certainement l’étape la plus délicate du processus de cession. Pour vous aider à estimer la valeur de votre société, il existe 4 méthodes :

  • La méthode patrimoniale : il s’agit de faire un état des lieux précis de ce que possède la société (les actifs corporels, financiers et incorporels) et en retirer les passifs. Autrement dit, cela consiste à évaluer la situation nette de l’entreprise : elle vaut ce qu’elle possède.
  • La méthode comparative : dans ce cas, l’entreprise est évaluée en fonction de la valeur de ses concurrents, grâce à un barème et un coefficient multiplicateur du chiffre d’affaires de la société.
  • La méthode économique : c’est la rentabilité de l’entreprise qui permet d’évaluer sa valeur. Il convient alors de définir les bénéfices dégagés en se basant, entre autres, sur le résultat net, le résultat d’exploitation ou la MBA (Marge Brute d’Autofinancement).
  • La méthode empirique : ici, ce sont les perspectives d’avenir de l’entreprise qui sont prises en compte. Cela signifie que sa valeur correspond au flux de liquidité que l’entreprise pourrait dégager dans les 5 ou 10 années à venir.

Troisième étape : trouver l’acheteur

Là aussi, la patience est de mise. Vous ne devez pas choisir le premier acheteur venu, mais attendre et prendre le temps de négocier avec plusieurs repreneurs potentiels. Cela permet souvent d’obtenir un meilleur prix.

Pour trouver un bon acheteur, il faut savoir le chercher. Pour cela, de nombreux moyens existent : les réseaux personnels et professionnels (amis, familles, salariés, clients, fournisseurs, etc.), les organismes spécialisés comme la Chambre des Métiers ou la Chambre de Commerce, les plateformes d’annonces payantes ou encore les sites spécialisés. Si vous passez une annonce, assurez-vous de donner toutes les informations importantes. Plus l’annonce est complète, plus elle est susceptible d’attirer de potentiels acheteurs vraiment intéressés.

Quatrième étape : préparer ses équipes

La communication et la transparence sont de rigueur lorsqu’un rachat d’entreprise se prépare. D’ailleurs, pour les entreprises qui comptent moins de 250 salariés, informer ses équipes est une obligation. Faute de quoi le tribunal peut imposer une amende à l’entrepreneur, dont le montant fixé représente 2 % du prix de vente. Ce devoir encourage la communication en interne et donne la possibilité aux salariés de faire une offre de rachat.

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