La vidéo semble dominer de partout, mais LinkedIn vient de montrer un autre visage. En réalité, le bon vieux PDF avec un carrousel se démarque !
Selon un rapport Socialinsider construit sur l’analyse de 1,3 million de publications issues de plus de 16 000 pages professionnelles actives entre 2024 et 2025, nous constatons 7% de taux d’engagement moyen pour les publications de type document. C’est le meilleur résultat toutes catégories confondues. Il y a aussi une progression de 14% sur un an. La moyenne de la plateforme tourne autour de 5,20%.
L’utilisateur LinkedIn n’est pas là pour scroller
Ce résultat est surprenant surtout lorsque l’on sait pourquoi les personnes ouvrent LinkedIn, notamment pour le marketing. Ce n’est clairement pas une plateforme de divertissement. Elles viennent avec une intention à savoir apprendre quelque chose, trouver une ressource, suivre une entreprise. Dans cet état d’esprit, un document de dix slides bien construit ou un rapport condensé en carrousel coche toutes les cases.
On peut le feuilleter à son rythme, le sauvegarder et revenir. La vidéo exige une attention immédiate que les habitudes de navigation professionnelle n’encouragent pas naturellement.
Julia Holmqvist, social media manager chez Semrush, révèle que LinkedIn ne possède pas le moteur de découverte qui fait la force de TikTok ou d’Instagram. Vous ne trouverez pas une logique de recommandation agressive. La diffusion repose encore largement sur les connexions directes, ce qui favorise les contenus à forte valeur perçue plutôt que les formats spectaculaires.
La vidéo recule et les PDF brillent au soleil
Pendant que les documents progressent, les vues pour la vidéo s’effondrent avec -36% en moyenne sur un an. Cela se produit, peu importe la taille de la page concernée. Cette chute écarte l’hypothèse d’un problème propre aux petits comptes, il s’agit vraiment d’une tendance de fond.
Les marques ont pourtant continué à publier davantage de vidéos en 2025. Elles sont passées de deux à quatre publications par mois en moyenne.
Par contre, les documents sont moins nombreux par rapport aux autres formats. N’oublions pas qu’un taux d’engagement plus élevé sur un volume moindre est susceptible de gonfler artificiellement les résultats. Une publication exceptionnelle pèse plus lourd quand l’échantillon est petit.
Quelle stratégie pour LinkedIn ?
Les marques qui performent actuellement sur LinkedIn combinent plusieurs formats.
- Les multi-images se démarquent sur les likes.
- Les sondages représentent le format le plus visible dès qu’une page dépasse 50 000 abonnés.
- Les documents convertissent mieux en engagement profond.
Casey Smith, social media manager chez Slack précise qu’un même contenu peut vivre en vidéo, en carrousel, en post texte.
