Facturation électronique : l’État publie la liste des plateformes agréées pour les entreprises

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La réforme de la facturation électronique poursuit son calendrier et se rapproche d’une étape très concrète pour les entreprises françaises. À l’approche de l’échéance fixée à septembre 2026, l’administration fiscale commence à lever le voile sur l’écosystème qui accompagnera cette transition.

Un passage structurant pour des millions d’acteurs économiques, appelés à adapter leurs outils et leurs pratiques dans un cadre désormais balisé par l’État…

Une plateforme agréée, passage obligé dès 2026

À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises assujetties à la TVA devront être en mesure de recevoir des factures électroniques dans leurs échanges B2B.

Pour cela, le recours à une plateforme agréée par l’administration fiscale devient obligatoire. Longtemps désignées sous le nom de PDP (Plateformes de Dématérialisation Partenaires), ces solutions sont désormais officiellement appelées plateformes « agréées« , une terminologie adoptée par l’administration depuis l’été 2025 afin de clarifier leur rôle.

Concrètement, ces plateformes jouent le rôle d’intermédiaire certifié, et assurent l’émission, la réception et la transmission des factures électroniques dans des formats normalisés comme Factur-X, UBL ou CII, tout en extrayant les données nécessaires à l’administration fiscale.

Elles sont également impliquées dans l’e-reporting, c’est-à-dire la transmission des informations de transactions et de paiements à la DGFiP. A partir de la liste officielle qui vient d’être communiquée, chaque entreprise devra choisir une plateforme unique pour la réception de ses factures, mais pourra en sélectionner plusieurs pour l’émission, selon ses besoins et son organisation interne…

Un agrément délivré après des tests stricts

L’immatriculation en tant que plateforme agréée n’est pas automatique, et les opérateurs candidats doivent démontrer leur conformité fiscale, la sécurité de leurs infrastructures et leur capacité technique à interagir avec le PFP (Portail Public de Facturation), ainsi qu’avec les autres plateformes du marché.

Cette interopérabilité repose notamment sur un annuaire national, ouvert depuis septembre 2025, qui recense l’ensemble des entreprises concernées par la réforme.

Aujourd’hui, la DGFiP comptabilise plus d’une centaine de plateformes officiellement agréées, tandis que plusieurs dizaines restaient en attente de validation finale, faute d’avoir achevé l’ensemble des tests requis.

Pour faciliter l’identification de ces acteurs, l’État a également mis en place un logo officiel « Plateforme agréée – Facturation électronique », complété par un label « Solution compatible » destiné aux logiciels capables de se connecter à ces plateformes.

Un calendrier progressif pour les entreprises


La réforme se déploiera par étapes, et dès septembre 2026, toutes les entreprises devront être capables de recevoir des factures électroniques, tandis que les ETI et grandes entreprises devront aussi les émettre sous ce format. L’obligation d’émission sera étendue, quant à elle, à l’ensemble des entreprises à partir de septembre 2027.

D’ici là, une phase pilote est prévue au cours de l’année 2026, afin de permettre aux entreprises et aux plateformes de tester le dispositif sans risque de sanction. Un temps d’adaptation qui doit permettre aux professionnels de choisir sereinement leur plateforme et d’anticiper les ajustements techniques et organisationnels liés à cette transformation numérique…

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